“L’eau douce, enjeu du futur” : à la BU Sciences, les photos de Mathieu Bourgarel pour rappeler les problématiques de l’eau
A la faculté des sciences de Montpellier, cette semaine est marquée par un séminaire de 3 jours sur l’eau et ses enjeux écologiques et environnementaux. Pour l’occasion, la Bibliothèque Universitaire du campus accueille une exposition photographique sur la plus vitale de nos ressources.

- parYeltaz Blandin
- publié le20 février 2025
A moins que l’on soit trop pressé d’aller étudier, il est difficile de manquer ces grandes pancartes en entrant dans la bibliothèque universitaire (BU). Rapidement, l’œil est attiré par les photos de Mathieu Bourgarel, ingénieur écologue, ainsi que par la diversité de leurs couleurs et la richesse de leurs espaces. Mais ces clichés, affichés par l’association The Lost Compass avec le soutien de l’UNESCO, font plus que dévoiler des panoramas : ils racontent l’histoire de l’eau. Ainsi, au fil de notre déambulation, une montagne nuageuse nous narre l’éternel cycle de l’eau, tandis qu’un champ de tournesols nous rappelle l’importance de l’eau dans l’agriculture.
Pour faire parler les images, chaque photo est accompagnée d’un petit texte. Afin de montrer les inégalités face à l’accès à l’eau, l’irrigation d’un champ par un agriculteur zimbabwéen est légendée : “Face à une ressource qui se raréfie, et des sécheresses plus fréquentes, la gestion de l’eau douce est un défi quotidien pour assurer les activités vivrières des communautés. Ici, un agriculteur Zimbabwéen a mis en place un système d’irrigation goutte à goutte dans son champ, afin de limiter l’évaporation et de maximiser l’absorption de l’eau par les racines de la plante.” Cette association texte-image permet d’illustrer facilement les sujets évoqués au sein de l’exposition, autant les conflits géopolitiques liés à l’accès à l’eau que le rôle des zones humides pour la biodiversité.

Un défi quotidien, à chaque échelle
Ensemble, les photos témoignent également des conséquences de l’activité humaine sur notre environnement : bouleversement du cycle de l’eau menant à plus de sécheresses et d’inondations, fonte des glaciers, pollution de l’eau par les plastiques ou les hydrocarbures… Pour Mathieu Bourgarel, c’est d’ailleurs le but de cet exposition, qui vise pour lui à “attirer l’attention sur toutes les problématiques liées à l’eau”, qu’elles soient géographiques, sociales ou environnementales. Le photographe nous apprend que la quantité d’eau sur Terre est toujours restée constante : il est donc primordial d’agir pour conserver une eau douce de qualité, face à tout type de pollution.
Bien sûr, ce défi de grande ampleur doit mobiliser les principales organisations internationales, quant à la gestion de chaque zone humide. Mais le photographe reste convaincu que la protection de la qualité de notre eau est un combat de tous les jours qu’il ne faut pas laisser tomber. Par ses photos, il nous invite finalement à repenser notre utilisation quotidienne de l’eau, pour qu’elle reste potable génération après génération. Si économiser l’eau est important, il s’agit surtout de la tenir éloignée de tout produit chimique et de tout polluant. Mathieu conclut : “On peut agir à notre échelle, faisons-le !”
L’exposition « L’eau douce, enjeu du futur » est à retrouver jusqu’au 5 mars à la Bibliothèque Universitaire de la Faculté des Sciences de Montpellier, et en ligne sur le site de Mathieu Bourgarel : https://mathieubw.com/leau-enjeu-du-futur/
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