Manifestation : face au nouveau gouvernement Barnier, les jeunes montpelliérains font entendre leurs voix

Politique

Manifestation : face au nouveau gouvernement Barnier, les jeunes montpelliérains font entendre leurs voix

Ce mardi 1ᵉʳ octobre, des rassemblements contestataires se sont organisés partout en France pour dénoncer la politique du gouvernement de Michel Barnier. Parmi les manifestants, de nombreux étudiants ont fait front pour exprimer leurs revendications.

La foule de manifestants devant l'Arc de Triomphe

La foule de manifestants devant l’Arc de Triomphe, prête au départ de la procession, le 1ᵉʳ octobre 2024. Photo/Clara Munnier

Outre le lancement d’octobre rose, ce mardi 1er octobre marque le début des discussions sur le budget 2025 de l’État et de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale. À cette occasion, près de 2 000 personnes, selon la préfecture, ont foulé les pavés de l’écusson montpelliérain pour répondre à l’appel de l’intersyndicale.

Sous l’arc de Triomphe, au rythme des tambours, les phrases scandées par les manifestants donnent le ton. Portés par le vent, des drapeaux de toutes couleurs s’élèvent, palette de coloris aussi diversifiée que le nombre de revendications portées. Parmi celles-ci : abrogation de la réforme des retraites, hausse des salaires, plan d’investissement pour les services publics, taxation des plus riches…

« Montrer que la jeunesse compte aussi »

Une liste de revendications longue comme le bras dans lequel les étudiants ont pu trouver leur place. Regroupés en syndicats tels que Scum, Unef ou encore Solidaires étudiants, ils sont un grand nombre à avoir rejoint le mouvement protestataire. « La nomination de Michel Barnier est de mauvais augure pour tous, y compris pour nous les étudiants, énonce Théo, étudiant syndicalisé au Scum, principale liste de l’Université Paul-Valéry. On lutte de manière permanente pour la précarité étudiante, donc c’était important pour nous d’être présent aujourd’hui. On veut montrer que la jeunesse compte aussi. »

La présence estudiantine est appréciée par les autres manifestants, comme le souligne Pascal, sympathisant de la France insoumise : « Les étudiants sont les travailleurs de demain, c’est normal qu’ils soient parmi nous ». Placés en tête de cortège, les jeunes haussent la voix, entraînant derrière eux un groupe hétéroclite déterminé à se faire entendre.

1,5 million d’étudiants mal-logés

Si les études sont un véritable outil d’émancipation, elles demandent de posséder les ressources suffisantes pour trouver et louer un logement. En effet, le sans-abrisme étudiant est un fléau national, et la capitale héraultaise n’y échappe pas. En 2023, selon les chiffres de l’Union étudiante, 2,9 % des étudiants étaient encore sans solution de logement durable au mois de novembre. La fédération estime à 1,5 million le nombre d’entre eux mal-logés en France.

Pour Théo, plus que des chiffres, c’est une réalité dont il est témoin chaque année. « En tant que syndicat, on est au plus près des étudiants et de leurs problématiques. On fait du cas par cas. Quand on voit des files de 300 personnes qui font la queue pendant une heure pour récupérer un paquet de pâtes, ça montre qu’il y a un sérieux problème. L’année dernière, c’est près de 150 étudiants sans logement qu’on a accompagnés. »

« On aimerait plus d'avancées sur les questions étudiantes »

Une situation largement inconsidérée par les institutions, comme le remarque Lilian, syndiqué à Solidaires étudiants. Il ne place pas beaucoup d’espoir en la personne de Patrick Hetzel, ministre récemment nommé à l’Enseignement supérieur. « Clairement, on aimerait vraiment plus d’avancées sur les questions étudiantes. Mais on a peu d’espoir. Le gouvernement de droite qui a été nommé, est à rebours complet de ce qu’on attend. C’est pour ça qu’on manifeste aujourd’hui. »

Théo l’affirme, « les décisions prises par ce gouvernement vont nous obliger à retourner dans la rue pour éviter une dégradation supplémentaire de nos conditions de vie et d’études. » Les pavés seront ainsi sûrement à nouveau foulés par les manifestants, qui ne se refusent pas à ressortir les mégaphones dans les jours à venir.

La présence estudiantine est appréciée par les autres manifestants, comme le souligne Pascal, sympathisant de la France insoumise : « Les étudiants sont les travailleurs de demain, c’est normal qu’ils soient parmi nous ». Placés en tête de cortège, les jeunes haussent la voix, entraînant derrière eux un groupe hétéroclite déterminé à se faire entendre.

Partagez l'article !

Auteur/autrice

Add a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *